Le 360 (ou 360° ou communication hollistique) est de loin le terme le plus employé en 2007 dans notre chère industrie, en particulier par les groupes de communication et les agences médias… Afin de pouvoir être crédible sur l’ensemble des points de connexions, ils rachètent des réseaux digitaux (Publicis avec Phone Valley et Digitas) et lancent de nouvelles filliales (Havas entertainment pour MPG). Le combat est-il vraiment là ? : je ne le crois pas.
Pour moi, il se situe en amont au moment de la définition de la stratégie des communications, avant la sélection des points de connexions lors de la conception de la « cellule souche », la cellule à l’origine de toutes les actions de communication. La « cellule » qui permet de créer un « air de famille » sur tous les points de connexions, d’unifier l’ensembles des points de connexions pour éviter toutes les dissonances que l’on remarque encore aujourd’hui…
Le 360° a simplement été inventé par les groupes pour revendre l’ensemble de leurs filliales. Pour additionner les couches de revenus et de marges sur un même client. Mais être 360° ne signifie pas être « Communication agnostic ». Être 360° n’implique pas un choix neutre et indépendant des moyens à produire.
Les marques ne sont pas dupes. Les mega annonceurs globaux tels que Johnson & johnson, Unilever, Coca Cola, Kimberley Clark n’hésitent plus à confier la mission de l’unification à des agences indépendantes comme Naked, 150 fois plus petite que les leaders de la communication. Des agences indépendantes de la production. Des agences dont la rémunération vient à 100% des annonceurs.
Elles sont ainsi sûres que les énergies seront tournées à 100% vers leurs intérêts!