Les séries et le futur des marques

Le lancement de Heroes Evolution est une nouvelle occasion de noter l’évolution profonde de l’entertainment : les grandes marques d’entertainment sont moins des programmes ou des livres que des mondes. Le dernier exemple en date étant Heroes, mais Lost et 24 ne sont pas en reste en créant des Alternate reality Games, et Matrix, le Seigneur des Anneaux, ou Harry Potter fonctionnent sur le même moule.
C’est ce que Harry Jenkins appelle le transmedia storytelling. L’histoire n’est plus racontée sur un média mais sur plusieurs, comme les pièces d’un puzzle.
Pour citer Jenkins : « Transmedia storytelling represents a process where integral elements of a fiction get dispersed systematically across multiple delivery channels for the purpose of creating a unified and coordinated entertainment experience. Ideally, each medium makes it own unique contribution to the unfolding of the story. So, for example, in The Matrix franchise, key bits of information are conveyed through three live action films, a series of animated shorts, two collections of comic book stories, and several video games. There is no one single source or ur-text where one can turn to gain all of the information needed to comprehend the Matrix universe. »
Plus vous entrez en contact avec cet univers, plus il vous immerge, parce que chaque nouveau contact enrichit l’histoire. L’application de cette idée aux marque est ce que notre collègue Faris appelle le Transmedia Planning. Une manière radicalement nouvelle d’imaginer les stratégies de marque : dans laquelle chaque nouveau message enrichit l’histoire. Les marques Innocent ou Mini sont des exemples fantastiques de cette démarche.
Arrêtons d’inventer des campagnes qui déclinent un concept en répétant à l’infini le même message et inventons des mondes pour lequel chaque moyen de communication portera une pièce du puzzle que le consommateur prendra du plaisir à reconstituer. Chiche ?