Un moment très instructif passé avec des experts du digital

Il y a 2 semaines je me suis retrouvé acteur d’une réunion surréaliste… La big boss d’une business unit d’un annonceur important avait convié autour de la table ses conseils en création internet, en communication sur téléphone mobile, achat d’espaces sur internet, en search marketing, en création off line, son chef de produit et votre serviteur qui vient tout juste d’arriver sur le budget…
Le sujet du jour était simple : quels sont les moyens de communication à privilégier pour influer sur les jeunes adultes (18-22 ans) et comment répartir le budget ? Au cours de cette réunion j’ai compris la solitude que doivent éprouver de nombreux annonceurs face à leurs partenaires conseils lorsque ces derniers ont décidé de jouer leur jeu avant celui de leur client… J’ai en effet entendu des inepties de taille : « il faut zapper la TV car ils ne la regardent plus », « Il faut dominer le sites internet avec des millions de bannières », « 90% du budget sur le digital »… C’est plutôt normal vu l’expertise des experts représentés autour de la table qui poussaient à investir sur leurs moyens à eux sans arguments précis, chiffrés et recevables… Mais pour faire quoi ?, pour dire quoi? insistait la cliente : « ben », « euh », « C’est à l’agence stratégique de nous le dire » ?!?!?!.. Experts des moyens rime très rarement avec stratèges en communication… Si vous en faites parti, contactez-nous !
En tant qu’employé d’une agence digitale, je ne peux que confirmer la justesse du propos…
Ce problème est d’ailleurs le principal objet de mon blog : http://homosemiotikus.wordpress.com/
Je m’y attache à montrer que le digital peut « aussi » être un vecteur de sens…
euh, une stupidité du type « chaque média doit posséder son propre rôle » ?
euh, techniquement, dire « chaque média doit posséder son propre rôle » ne relève pas de la stupidité (l’idée, quoique mal formulée ici, fait consensus chez les communicants qui ne sont pas restés bloqués sur les livres de Dru…) mais tout au plus de la platitude.
L’étape suivante, pour sortir de l’enfonçage de portes ouvertes, est de travailler la question du « comment? » et d’inventorier avec précisions ces différents rôles et leurs enjeux