Déclaration Universelle des Droits du Consommateur ?
« Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance… Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions… ».

Ces quelques lignes sont extraites de l’article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont le 60ème anniversaire a été célébré dans le monde entier le mois dernier. Le monde de la communication ne s’est guère mobilisé pour cet événement. Comme d’habitude, oserais-je dire, tant notre profession peine à intégrer dans ses réflexions des éléments qui ne lui semblent pas directement liés à la créativité ou à la performance.
Dommage, car c’est bien de ces deux éléments qu’il s’agit. En effet, tous les indicateurs montrent que, même si la loi ne les protège pas (ce qui n’est pas le cas en France où le citoyen est l’un des mieux protégés sur ce point), les gens savent de mieux en mieux s’abriter des intrusions des marques qui les ciblent à travers leur communication. Ils le font soit par des comportements d’évitement physique ou mental, soit plus simplement par un désintérêt croissant pour le discours des marques. En témoigne la baisse régulière des taux de clic ou des rendements de la pub online ou des e-mailings par exemple, comme d’ailleurs des scores d’impact de la publicité dans les médias traditionnels.
En tant que communicant autant que citoyen, je pense qu’il convient de méditer ce texte et que, plutôt que de peaufiner de nouvelles techniques d’intrusion chez les gens, le monde de la communication a plutôt intérêt à s’efforcer de les séduire avec des idées brillantes et créatives. Le respect des gens pour nos métiers en sera amélioré, et paradoxalement, les performances – et les liens avec les consommateurs – n’en seront que meilleures. Car les études le montrent : les pics d’efficacité (= des idées les plus fortes et des concepts les plus créatifs) restent stables dans le temps, quand c’est la moyenne qui s’écroule. Autrement dit, la médiocrité paie de moins en moins. Bonne nouvelle ! Encore faut-il savoir par quoi la remplacer.
Né Kid, Jeune Agence de l’Année 2009, est à votre disposition pour vous y aider.
C’est un bon début. Mais le monde de la publicité peut il continuer d’éviter de se poser la question fondamentale de la mise e ncause de son existence même???. Le problème n’est pas de faire une pub « brillante et créative », ça serait même pire car encore plus manipulateur. Le problème c’est d’arrêter le conditionnement aliénant du consommateur. Mais je m’arrête là car je vais vite être au chômage autrement…