Retour sur le lancement d’Uniqlo à Paris

Ca y’est, nous y sommes, la marque star de prêt-à-porter Uniqlo est arrivée en France. Après une campagne de lancement savamment orchestrée (pop-up store dans le Marais, collection capsule chez Colette, médias tactiques, culs de bus…), Uniqlo risque de déchanter. Pourquoi ?
Sur le blog de Landor, Caroline Armand affirme en effet que le « GAP japonais » a profité de la fashion week parisienne pour se créer une image branchée, via un dispositif digne des marques de luxe : cordons et files d’attente, collaboration avec Jil Sander, etc.
Indubitablement, la marque a réussi son coup, mais la question n’est pas là. Les lancements successfull sont fréquents dans la communication. L’enjeu pour Uniqlo, c’est de bâtir une réputation pérenne qui réussira à transcender l’engouement néophile des clients digne des plus belles hype.
Car une marque – tout branchée qu’elle soit – ne contrôle malheureusement pas toujours sa destinée. Une marque construit sa réputation à travers les usages qu’en font les clients, pas à travers sa vision de marque autocentrée. A titre d’exemple, on se souvient du « complexe banlieusard » ressenti par Lacoste. La marque ne s’y attendait certainement pas. Séréndipité ou mauvaise appréciation ? Cet épisode a en tout cas contribué à rajeunir l’image mais ce n’est que mon avis…
Comment réagiront les early adopters dans quelques mois une fois que les ¾ de Paris seront capés du « non-style » Uniqlo ?
L’avenir nous le dira…
Source : Landor
Les consommateurs restent libres et maîtres de leurs choix ? Une évidence…
Mais qu’Uniqlo « risque de déchanter »… ???
S’agissant d’une marque qui joue à la fois sur le buzz, l’événement, la com’, ses fondations n’en restent pas moins LA QUALITE du produit. Ne pas l’oublier avant de cracher sur les futurs marques populaires avec un masque Hype. Un discours sur l’éloge du style aurait eu peut-être plus de sens…….
Beaucoup de masturbation stylistique pour peu de chose…
Analyse assez grossière et très générale… C’était histoire de polémiquer pour polémiquer…
Merci pour vos commentaires. C’est très encourageant pour une agence de conseil de constater que la notion de « brand advocacy » mobilise toujours autant.
Je ne voulais pas heurter vos sensibilités. Je faisais juste allusion à un post de l’agence Landor d’une part, et à un phénomène marketing d’autre part.
Quand j’avance qu’Uniqlo ne pourra peut-être pas capitaliser ad lib sur l’image dont il s’est auréolé lors de son lancement, je ne juge pas la marque. Je rappelle simplement qu’une marque ne vit que par ses consommateurs. Ce n’est pas une polémique, juste un constat 1000 fois vérifié.
Mettant de côté la masturation et la logique il reste ceci de vos arguments :
« Uniqlo risque de déchanter. Pourquoi ? » car « une marque ne vit que par ses consommateurs ». Clap clap clap
Il n’ya rien d’objectif…
« Risquer » et « ne pas pouvoir capitaliser » sont deux choses bien différentes. Là est la polémique !
Bonne soirée
Je ne suis pas certain de vous suivre… Je suis bien d’accord sur le fait que « risquer » et « capitaliser » n’ont pas le même sens ni les mêmes connotations.
Je ne cherche pas à polémiquer, je me base juste sur des lancements de marques qui n’ont pas toujours réussi à pérenniser un positionnement initial.
Mon point, c’est simplement que même si une marque à une vision précise de son identité, cette dernière devra toujours se confronter à l’usage qu’en font les acheteurs.
Je souhaite bien évidemment tous mes voeux de réussite à la griffe japonaise et que les consommateurs français donneront à la marque une image fidèle à sa réputation mondiale.
Entre le discours et l’analyse que vous en faites, il y a une légère différence de ton… Une différence de ton camouflant sa source pour mettre en avant une analyse plus que banale…
Pardon mais (objetivement), on fait facilement la différence.
Note: j’ai l’impression de m’acharner. Sachez que dans le fond j’aime bien vos articles ;)
Navré de vous navrer, content de vous intéresser quand même…