Même pas froid !

On vous parle souvent des memes chez Né Kid. Alors quand un meme est repris dans un film, c’est l’ébulescence, le delirium geekens…
Dan Macaskil s’est fait connaitre il y a quelques mois grâce à une vidéo postée sur Youtube (ah tiens lui aussi ?) où il cabriole à vélo dans les rues d’Edimbourg, les pneus en fête.
La beauté des images couplées à une bande-son bien choisie a propulsé Dan sur le devant de la scène. Il comptabilise aujourd’hui plus de 10 millions de « vues » (une mesure sans doute erronée et vide de sens mais bref)…
Quelques mois plus tard, on voit apparaitre sur les écrans anglo-saxons un film Volkswagen mettant en scène Dan sur sa bécane. Les trois premiers quarts du spot sont dédiés à la voltige, le dernier au « twist conceptuel » et à la signature.
Un peu étrange mais plutôt amusant non ? Un grand balèze qui balise devant une petite mouche…
Que nous enseigne ce film ? Au-delà de la promesse du break Volkswagen qui s’adapte à toutes les facettes de notre personnalité, on remarque que faire du second degré, pour une marque allemande, c’est rare(issime).
Le problème des marques teutonnes, c’est qu’elles connotent dans la majorité des cas l’austérité, la rigueur, la performance froide (même Karl Lagerfeld ressemble à un produit manufacturé tout droit sorti d’une usine d’aéronautique)… Un peu ballot pour une auto familiale censée protéger votre petite famille.
C’est dans cette optique que le film VW/Macaskill fait sens : il injecte de l’humanité dans une marque froide et technologique (aussi proche du peuple soit-elle) ; il mêle technique (virtuosité du cycliste) et émotion (peut de la mouche).
Même les allemands ont des sentiments.
CQFD