Les limites de l’expérience

Histoire de partir en week-end la tête bien remplie, voici une petite conférence riche d’enseignements sur les notions de mémorisation et d’expérience.
A travers l’exemple de l’étude du bonheur, Daniel Kahneman, fondateur de l’économie comportementaliste, nous explique la différence fondamentale qui existe entre deux types de mémoires : l’expérience et le souvenir.
Nous ne percevons pas le bonheur de la même manière en fonction de la situation temporelle dans laquelle nous nous trouvons.
Interroger une personne à un instant T sur son état de bien-être ne vous fournira qu’une réponse contingente à cet instant : c’est son moi expérientiel qui parle.
Réinterrogez la même personne quelques jours plus tard. Vous n’êtes pas certain d’obtenir la même réponse car c’est son moi mémoriel qui a pris le relais.
Autrement dit, une expérience est modifiée par les souvenirs. De fait, ce sont eux qui ont droit de vie ou de mort sur une expérience. Ce sont eux qui prennent la décision (est-ce que ce dentiste est brutal ou pas?…)
Pour une marque, c’est pareil : vous pouvez offrir une expérience de rêve à des consommateurs mais le moindre petit détail peut avoir des conséquences sur l’impression finale.
Si le Genius qui s’occupe de vous manque d’amabilité, vous ne retournerez pas dans la boutique Apple, malgré une expérience shopping exceptionnelle.
Une raison supplémentaire de considérer la communication dans son ensemble.
Voici la conférence :
L’économie du bonheur a de grandes chances de devenir la panacée du 21e siècle ! Avec comme indice le bonheur national brut ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur_national_brut