Sergeï, Larry, Bill et les autres : ce que Google TV dissimule

Il y a 30 ans, Bill Gates faisait une offre en or à IBM en leur offrant la première année d’exploitation de leur OS : Windows…
Le deal était simple : Bill Gates offre gratuitement Windows au géant de l’informatique IBM. Outsider futé, il propose de se rémunérer de manière progressive en fonction du succès du produit. L’histoire a donné raison à la firme de Redmond puisque le succès de Windows lui assure depuis une rente colossale.
Aujourd’hui, Google marche dans les pas de Microsoft. En lançant Androïd sur mobiles et Google TV sur les téléviseurs du monde entier, les californiens rêvent de nouveaux écrans. La leçon freemium de Bill a été claire : la valeur réside plus de dans les contenus que dans les contenants. Les récentes déclarations d’Eric Schmidt au sujet de l’arrêt de la fabrication des Nexus (mobiles estampillés Google) le confirme (même constat pour Microsoft et le hardware).
En équipant les appareils en OS gratuits, Google reproduit la stratégie de Microsoft, à la différence près qu’il ne fera vraisemblablement jamais payer ses licences, pour une raison simple : son modèle économique est ailleurs.
Les revenus de Google reposent à 99% sur la pub en ligne. Ce que Google ambitionne, c’est d’importer son modèle publicitaire online aux écrans mobiles et télévisés (avant ceux des ordinateurs via Chrome OS dans quelques mois…)
Google rêve d’un système d’exploitation standardisé sur tous les écrans. Son expertise et sa puissance rendent le projet viable…
Reste à convaincre les fabricants de devices et autres producteurs de contenus traditionnels qui voient d’un mauvais oeil l’arrivée d’un nouvel entrant sur le marché.