La fragmentation de la consommation des médias est une chance inespérée

Voilà ce qui s’appelle une coïncidence heureuse.
Sur le point de rédiger une note décrivant quelques-unes des chances que représente la fin du vieux monde des médias, on tombe nez-à-nez avec une conférence TED tout à fait complémentaire. Chance.
Notre point de départ, on vous l’a déjà expliqué : les audiences médias se fragmentent, les points de contacts se multiplient, les gens changent et ne répondent plus aux mêmes stimulations qu’auparavant…
Diffuser des 30″ avant le JT du soir ne suffit plus à toucher 80% de la population française.
Le site de l’intégration : 3 minutes pour comprendre l’integration
Derrière ce changement d’environnement radical darde timidement un espoir : la fin du napalm.
L’usage des médias de masse par les marques faisait écho à l’incapacité des instituts d’études à mesurer la population de manière adéquate (par rapport aux vrais besoins des marques). Prisonniers de cette frugalité statistique, les départements marketing étaient contraints d’utiliser les cibles pré-formatées dont ils disposaient (cibles Médiamétrie ou Nielsen), faute de mieux.
Si l’étoile de ces canaux de masse pâlit aujourd’hui, les marketers ne sont plus obligés d’utiliser ces segmentations maousses. Plus rien ne les empêche d’adopter des approches plus fines. Mieux, plus rien ne les empêche d’adopter des approches multi-cibles.
Dans l’ancien monde des médias de masses, les marques avaient une cible de masse. Désormais les marques peuvent enfin adresser plusieurs publics distincts via des canaux dédiés, voire via le même canal intelligemment programmé.
Il n’y a plus d’excuses à l’approximation…
***
Dans cette conférence TED, Johanna Blakley part du même constat de l’archaïsme des segmentations imposée par les médias de masse. Selon elle, cette catégorisation des gens est une des responsables de la balourdise de la construction des genres sexués dans la culture américaine.
S’inspirant de la capacité des nouvelles technologies à améliorer la compréhension de leurs usagers, Johanna se pique à rêver de la fin des segmentations rudimentaires de la population (que celui qui n’a jamais parlé de ménagère de moins de 50 ans jette la première pierre). Mieux, elle entrevoit la fin des genres.
S’il est une mission honorable que le marketing et les marques doivent honorer, c’est bien de jouer un rôle actif dans le dépassement des vieilles catégorisations et de la sacrosainte CSP (catégorie socio-professionnelles).
Le genre humain et le business s’en porteront mieux.
[...] dit dans cet article, la fin des mass-médias célèbre la fin de la segmentation de masse. Plus besoin d’être [...]
[...] dit dans cet article, la fin des mass-médias célèbre la fin de la segmentation de masse. Plus besoin d’être [...]
[...] Blakley propose une réponse à ces questions, qu’aujourd’hui tout marketeur doit être amené à se [...]
[...] jugé incompatible avec la logique de masse (certains ont d’ailleurs un projet à ce propos). L’infra-ordinaire constitue pourtant le pendant de l’extra-ordinaire. L’un ne [...]
[...] Si l’idée de cette campagne est bien exécutée et assez drôle, elle dénote un usage qui ne devrait plus avoir droit de cité à notre époque : le ciblage shotgun. Il existe mille manières de toucher avec finesse les gens en mode rifle. On ne va pas revenir sur ce point. [...]