Quand le jeunisme fait des ravages
On m’a rapporté récemment une histoire de pub que je ne résiste pas au plaisir de raconter tant elle a des allures de parabole (non, pas le disque qui permet de recevoir plein de chaînes…).
C’est l’histoire d’une marque alimentaire – que je ne citerai pas par charité – qui, comme beaucoup, investit l’essentiel de son budget en TV. Or la bise conjoncturelle – et des ventes en berne – avait nettement refroidi ses capacités budgétaires l’an dernier. Elle avait donc décidé d’abandonner ses campagnes TV en prime time pour se replier sur le day time, beaucoup moins cher et surtout mieux ciblé sur sa vraie cible, les ménagères plus très jeunes.
Résultat : un budget diminué de plus de moitié… et des ventes qui font un bond en avant malgré la crise économique.

Ravie, la marque se laisse persuader par son agence de pub – assurément bien intentionnée (pour elle-même ?) – et par son agence média de se lancer dans une entreprise de conquête des ménagères plus jeunes : un nouveau film visant à séduire les digital mums, sans doute, et un plan TV redirigé vers le prime time, beaucoup plus cher mais touchant des cibles plus jeunes.
Résultat : un budget plus que doublé, sans parler des coûts de production,… et des ventes en baisse !
Décidément, certains ne voient pas le monde changer autour d’eux et s’imaginent pouvoir obtenir des résultats différents avec les mêmes actions. C’est très exactement la définition qu’Einstein donnait de la folie…





Alors que les élections régionales françaises ont aiguisé les appétits pour la présidentielle de 2012, un autre scrutin approche, celui des élections législatives britanniques. Focus sur la stratégie intégrée du Green Party : le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne manquent pas d’air, les Verts…
