La génération Y, des jeunes geeks surfant continuellement sur le Net et férus des nouvelles technologies ? Préjugés dont il faudrait se défaire selon les résultats de l’étude sur les tendances de consommation menée par L’Express-Roularta… A ce titre, le graphique du slide 22 est révélateur : les jeunes Français ne seraient pas ces experts informatiques que les médias nous ont dépeint !
Egalement surnommée digital natives, cette catégorie est généralement caractérisée par ses connivences avec le Web et ses outils. Or, leur usage des nouvelles technologies ne reflète pas cette idée perçue. De fait, au-delà de leur sur-utilisation des réseaux sociaux (indice 167 sur 180), la génération Y boude les différents outils permettant l’accès à l’information (agrégateurs de flux, applications mobiles de grands médias d’informations, etc) comparativement à l’ensemble de la population sondée.
A l’heure de la société du savoir, les jeunes sont omniprésents sur le Web, mais n’utilisent pas les moyens mis à leur disposition pour faciliter la compréhension et l’approfondissement des problématiques actuelles. L’ancrage des digital natives sur la Toile semble avoir été surévalué et soulève de nouvelles interrogations sur les modes de consommation de l’information tout autant qu’elle met à jour de nouveaux enjeux. Cette révélation remet notamment en cause la stratégie des marques médias dont l’inclination pour le Web (hors réseaux sociaux) afin de toucher les jeunes ne cesse de s’amplifier.
Est-ce dû à une paresse, attitude qu’on attribue assez aisément à la dite génération Y, ou par simple méconnaissance de ces outils ?
L’étude L’Express-Roularta postule pour une incompréhension des nouvelles technologies par les jeunes interdépendante du problème de la littératie des populations les plus jeunes. Face à cette faible diversification des usages des digital natives, nous pouvons nous interroger sur la disposition actuelle que les jeunes ont ou non d’étendre leurs connaissances et leurs capacités afin de les utiliser pour fonctionner au sein de la société. Dans quelle mesure ces résultats nous permettent de parler d’e-lettrisme des jeunes ? Les jeunes utilisent-ils d’autres médias pour accéder à l’information ? Comment réagissent-ils face aux informations auxquelles ils sont confrontés ?
Le débat reste ouvert ..